Capsule Post-partum #1

CAPSULE POST-PARTUM #1

Je crée cette série d’articles suite à ce que j'ai vécu (et ce que je vis encore) suite à mon "après-grossesse". Je me suis surprise à avoir des pensées, des intentions, des gênes, complexes qui se rapprochaient de ce que je pouvais vivre avant, lorsque je luttais avec la nourriture et mon corps. 

Un accouchement quelques semaines plus tôt et retour à la case départ ? Non, je dirais plutôt un nouveau chemin qui me rappelle sous quelques aspects l’ancien, celui du libre mangeur.

Je suis convaincue que ce qui m’arrive en ce moment concerne beaucoup de femmes (et hommes !). Voilà 6 semaines que j’ai accouché et mon corps de cet été ne sera (heureusement) forcément pas le même que celui de l’été dernier. Il faut l’avouer, c’est frustrant ! Oui, je sais que « l’état » de mon corps est tout à fait normal. Oui, je sais qu’il faut que je sois patiente, mais ça m’em*****. Qui dit « pas au top du top dans sa peau », dit « comment maigrir et changer vite !? ». Et là, le cercle vicieux refait surface : celui de manger dans le but de perdre du poids. 

Le poids redevient une préoccupation, alors que je devrais être aussi douce envers moi-même qu'envers mon petit Jules. Écrire quelques semaines sur ce que j’ai vécu (tant que cela reste pertinent pour l’expérience du libre mangeur) permettra, je pense, à beaucoup de personnes de se retrouver à travers certains propos, certaines réflexions et de nourrir quelques pistes d’actions - autres que celles du régime et de "l’autoflagellation". 

Je commence dans cet article par les premiers jours qui ont suivi l’accouchement : une joie immense, un sentiment de plénitude, des douleurs (contractions et points de suture) et une sidération de constater « la mollesse » de mon ventre. Si mou que lorsque j’enfilais mon legging, je voyais mon ventre se déformer. J’avais beaucoup de mal à me regarder dans le miroir, je voulais vite retrouver l’ancien corps… Oui, je sais : IMPOSSIBLE. J’ai eu un enfant et même si je n’en avais pas eu, le corps face à ce miroir a vécu des choses, donc il ne pourra jamais redevenir comme avant. C'est un non-sens de dire cela. Il sera de toute façon « nouveau », chaque jour qui passe notre corps DEVIENT ce qu'il est, en fonction de notre pratique sportive, notre alimentation, notre rythme de vie ; mais en aucun cas, il ne REDEVIENT quelque chose... 

Et concernant ce besoin de "nouveau corps", cela aussi ne veut rien dire. Le corps ne se transforme pas d’un jour à l’autre, même quand on fait des régimes draconiens, il nous faut au moins une à plusieurs pour perdre du poids. DONC cet effet de « Wouah » tant espéré, ne pourra jamais être vécu comme cela, par qui que ce soit.  

N’étant pas amnésique, je ne voulais pas retomber dans des pièges déjà connus. Mon corps est de toute façon celui que je vois chaque matin dans le miroir, peu importe s’il me plaît ou non, il est ce qu’il est. Plus je le renie, moins j’agirai dans son intérêt. Je dois donc commencer par accepter la situation. Et là, je mets les points sur les « i ». Comme je l’écrivais dans un post Instagram La vie est trop courte pour être intransigeant envers soi-même, accepter mon corps ne veut pas dire rentrer dans une logique d'abandon - le fameux foutu pour foutu. 

Non je n’aime pas mon corps en tant que tels, mais j’accepte ce qu’il est aujourd’hui car il ne se transformera pas d’un coup de baguette magique. Alors ça ne sert à RIEN de me dire chaque matin « regarde-toi, qu’est ce que c’est que ça ? ». Toutes ces pensées peuvent seulemement m’inciter à faire des conneries (surtout dans l’assiette) et à rentrer de nouveau dans le cercle vicieux du contrôle mental lorsque je suis à table. 

J’ai donc tout naturellement mis en place une action quotidienne en place : mettre de l’huile sur tout le corps chaque matin, en le/me regardant face au miroir.

Et oui, il faut bien commencer quelque part ! Pas toujours très agréable, mais je me répète quotidiennement que ce corps est le mien. Que je ne vais pas chercher à trouver ou retrouver une silhouette. Je cherche à vivre avec lui et à le FAIRE VIVRE ! Une action et des intentions qui donnent envie de bouger, de manger ce dont j'ai besoin, de me faire plaisir, de me faire du bien... 

C'est ainsi que je stoppe à ma manière l’idée de « retrouver un poids / une silhouette », il s’agit en réalité d’habiter son corps pour vivre avec son poids / sa silhouette. En commençant par le regarder, le toucher, prendre conscience de son existence et de ses besoins. L’intention est déjà énorme. Même si les « pensées bikini body » ne disparaissent pas complètement, cette simple action m'empêche de faire de me lancer dans un régime ! Le même principe que la formule et l'application de La Fin des Harcots, je reprends donc la base !

En espérant que ces quelques mots vous parleront. Je vous souhaite une bonne journée dans votre corps. 

Nina, fondatrice 

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