Le blues du dimanche soir

Le blues du dimanche soir

Comme d'habitude, je me couche, je n'ai pas de sport, j'ai trop mangé, je culpabilise et je me promets de faire attention à partir de lundi matin pendant au moins cinq jours. C'était plutôt simple de me retrouver tous les dimanches soirs dans cette situation : le matin, j’ai eu la flemme de faire du sport, le midi j’ai eu un grand déjeuner, le soir j’ai mangé une soupe, et du pain, fromage, salade...

Mais pourquoi ? Pourquoi cette même situation tous les dimanches soirs ? Ça devenait un ronron, une petite habitude à la fois rassurante (je suppose) et source d’angoisse. Je me disais que je manquais de motivation et de force. Et bien pas du tout ! Je prenais le problème à l'envers, ce qui m'empêchait de tenir sur le long terme.

Pour me rendre compte de cela, j'ai d'abord observé ma façon de faire. Au début de chaque repas, j’ai l’intention de faire attention. Parfois je mange peu (je tiens !), d’autres fois je mange trop. Je vais même prévoir en début de semaine les repas où je fais attention et les repas où « je me lâche » en fonction des actualités de mon agenda (un restaurant ou une soirée prévus par exemple). Lorsque je faisais attention, je suivais les règles alimentaires « saines » que je pouvais lire dans différents programmes. Quand je décidais de me lâcher, je choisissais un aliment peu recommandé par les grands principes de l’alimentation saine. En d'autres termes, quand je veux bien faire, je me constitue une assiette saine et quand je compte "me faire plaisir", je choisis des aliments trash.

Le déclic

Je connaissais toutes les règles de l'alimentation saine, je les suivais un temps, puis craquais, puis reprenais les bonnes habitudes... Bref, je n'arrivais pas à tenir sur le long terme et pour cause, quand on y réfléchit, alimentation rimait avec frustration. Ça faisait longtemps que j'avais arrêté les régimes restrictifs type hypocalorique, Dukan ect... Mais j'entretenais un sentiment de frustration avec des "programmes équilibrés" : manger de tout mais pas trop quand même ! En effet, je passais à côté de quelque chose en suivant les « gourous » de l’alimentation saine et équilibrée : mes sensations alimentaires.

Déclic ! Depuis des années je connaissais toutes les bonnes règles d’alimentation saine mais le problème subsistait. C'est parce que je ne prenais pas conscience de mes sensations sur le plan alimentaire. Je ne savais plus quand j’avais faim, je ne savais plus ce qui me faisait envie, je ne ressentais plus grand chose ou trop tard. Je terminais toujours mon assiette, peu importe sa taille. Je mangeais parce qu’il était l’heure de manger et la quantité était tout simplement celle de l’assiette. Je me suis donc rendue compte que la priorité pour n'était pas de « bien manger » un certain type d'aliment et une certaine quantité, mais de "bien manger" selon ma faim.

L'expérience du libre mangeur

J’ai donc commencé à lire sur le comportement alimentaire. Je savais que je n’étais pas au stade de l'anorexie ou boulimie… Mais je mangeais trop et était clairement au dessus de mon poids de forme. Je le sentais, j’étais essoufflée rapidement, je me sentais lourde en permanence, je ne sortais pas à l’aise de table.

Bref, j’avais un comportement alimentaire inadapté : je mangeais trop et n'utilisais que la raison pour moins manger. Je mangeais plutôt équilibré mais je mangeais plus que ma faim. C’est alors que je me suis mise à observer ma façon de penser et ma façon de manger. J'avais des croyances si fortes, que je mangeais selon ces croyances au lieu de manger selon mes sensations physiques. Et bien sûr, je mangeais dans le but de ne pas grossir, de maigrir ou de garder un poids stable. Bref, je ne mangeais pas pour LA bonne raison : parce que j'avais faim.

C'est donc devenu ma priorité. Pourquoi nous mangeons ? Pourquoi nous sommes si nombreux à ne plus vraiment avoir de sensations alimentaires ? Pourquoi est-ce qu’on prend toujours le problème à l’envers sur le thème de l’alimentation ? Pourquoi nous faisons du yo-yo ? Comment nous pouvons nous sentir libre face à notre assiette ? Est-ce possible ? Qu'est ce qui nous empêche d'y parvenir ?  Comment devenir un libre mangeur ?

Plus jamais ces dimanches soirs

3 ans, beaucoup de lectures, des rencontres avec des professionnels, des expériences et 10 kilos en moins. J'y suis arrivée et c'est si bon d'être sereine ! C'est tellement dommage de se soucier de son alimentation alors que manger est si naturel et indispensable... Si j’y suis arrivée, pourquoi pas d’autres ?

Au moment où d'envisager ce projet, je me demandais tout simplement, pourquoi moi ? Qui suis-je pour me lancer ? Suis-je légitime ? Alors, j’ai commencé petit.  Comme si je m’excusais d’être sur ce sujet.

Aujourd’hui je compte bien y aller à 100%, sans langue de bois, sans essayer d’éviter les éventuelles critiques, sans chercher à me faire petite. Ce fameux dimanche soir dont je parlais en début de l’article, je suis certaine que beaucoup d'autres le vivent ou le vivront. Et je compte bien changer cette situation avec une offre qui s’intègre dans votre quotidien, qui permet d’apprendre et d’agir au jour le jour. Ce que je suis en train de développer changera vos dimanches soirs et j’en suis sûre changera votre vie tout court. En vous faisant vivre mon expérience, l'expérience du libre mangeur.

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